2 900
emplois crées dans le réseau "Le Relais" depuis sa création dont 1976 dans l'activité textile
40%
des personnes en insertion
120 000
tonnes d'émission de CO2 évitées (pour 7 000 tonnes équivalent CO2 émises). Résultats issus de la réalisation du BEGES pour la moitié des sites en 2015.
146 400
tonnes de TLC collectées en France par le Relais et ses partenaires en 2017

Besoins

A l'origine de la création du Relais : devant l’absence d'une réelle porte de sortie des communauté Emmaüs et les difficultés grandissantes de l’insertion des jeunes dans le monde professionnel, le Relais a été créé, dans les années 80,  pour être une structure économique indépendante de la Communauté Emmaüs de Bruay-la-Buissière, viable par son activité économique, nécessitant beaucoup de "main d’oeuvre", et capable d’organiser des parcours d’insertion afin de donner une place dans la société aux personnes les plus exclues par le biais du travail salarié.

Conscient que le retour à l'emploi de la personne prend parfois plus de temps qu'un contrat d'insertion et du contexte économique, le Relais a choisi de pérenniser les emplois dans la mesure du possible, pour ne pas remettre à la case départ les personnes qui ont besoin de + de 2 ans. C’est pour cela que le Relais cherche en permanence à se développer : il faut créer toujours plus de postes pour pouvoir à la fois pérenniser les emplois qui le nécessitent et accueillir de nouveaux salariés en contrat d’insertion.

 

Réponses apportées par l'entreprise

Pour attteindre son objectif, Le Relais a inventé un modèle de d'entreprise innovant, qui place son développement au service de l’Homme pour servir son objectif de création d’emplois durables et locaux : « L’Entreprise à But Socio-économique » (EBS). Fondé sur des valeurs de démocratie, d’égalité et de solidarité, l’accomplissement individuel et collectif des salariés est une priorité, l’EBS est un modèle d’entreprise alternatif et solidaire, qui place l’économie au service de l’Homme. La performance économique ne constitue pas une finalité, mais un moyen de servir le plus grand nombre par la création d’emplois durables destinés à des personnes en situation d’exclusion et peu qualifiées. L'entreprise est un outil.
Aujourd’hui, il n’existe aucune forme juridique adaptée à la réalité de l’EBS. Pour s’en rapprocher au maximum, tous les Relais ont adopté le statut de SCOP (Société Coopérative et Participative), qui prévoit que les salariés soient tous actionnaires de l’entreprise au bout de 5 ans, avec le même pouvoir, que les résultats soient prioritairement affectés à la pérennité des emplois et qu’un mode de gouvernance démocratique soit mis en œuvre. Mais l’EBS va plus loin, défendant le principe d’une entreprise « sans actionnaire », qui fixe un objectif social à son activité économique ET réglemente les rapports à l’argent.

 

Les actions

Dans ce contexte de lutte contre l'exclusion, depuis près de 35 ans, le Relais, membre d’Emmaüs France, a développé pour cela plusieurs activités Socio-économiques, qui lui ont permis de créer à ce jour plus de 2900 emplois en France et en Afrique. 

Parmi-celles-ci, la collecte / valorisation textile a connu un rapide développement. En quelques années, le Relais a développé une véritable filière industrielle, se hissant au rang de leader français : seul opérateur à maîtriser toute la chaîne de collecte et de valorisation textile, il assure aujourd’hui plus 68% de la collecte en France, gère plus de 20 centres de tri et valorise plus de 97% des textiles collectés. Il a donc mis en place différentes activités d'intérêt général qui agissent aussi pour l'environnement et se placent dans une économie circulaire. 

La collecte des T.L.C (textiles, Linge de Maison, Chaussures) 
Les plus de 21 500 conteneurs sur le territoire français permettent aux particuliers de limiter l'impacts environnemental liés aux Textiles, Linge de Maison, Chaussures et maroquinerie dont ils ne font plus usage (propres, secs et liés par paires pour les chaussures).
Dans le respect du tissu associatif local et dans le cadre de l'économie sociale et solidaire, le Relais installe les conteneurs en accord avec les collectivités et partenaires privés. En plus de limiter l'impact environnemental, l'installation des conteneurs permettent, notamment, aux collectivités et aux contribuables de faire une économie sur les couts de traitements d’incinération (200€/tonne).
Ou donner ? http://lerelais.org/oudonner.php

 

Le tri
Chaque jour, chaque centre trie les sacs de collecte et classe 16 à 17 tonnes par tapis suivant les critères de vêtements, de qualité et de matières. Un second classage sur table permet de trier plus finement les textiles qui peuvent constituer jusqu'à 350 catégories. Localisés au cœur des périmètres de collecte, les centres de tri donnent la priorité à la création d'emplois. De plus, le partage d’expérience et de savoir-faire du Relais avec des partenaires associatifs a été aussi à l’origine de la mise en place de 12 plateformes de tri au sein d’Emmaüs France.

Le Relais assure en propre plus de 97% de la valorisation des textiles collectés.
61% sont réemployés, c’est-à-dire revendus dans les plus de 80 boutiques Ding Fring du Relais (6 %), ou destinés à l’export (55 %), notamment dans les Relais africains. Les 36 % restants sont recyclés par le Relais dans le cadre de la production de chiffons d’essuyage (10 %), ou pour la fabrication de matières premières (26 %), à partir desquelles est notamment fabriqué l’isolant Métisse®.

 

Le "réemploi"

Les boutiques
Développé depuis la fin des années 1980, le réseau de boutiques solidaires Ding Fring permet de s’habiller à petits prix en revalorisant les vêtements collectés dans les Relais. Pas de mauvaise surprise chez Ding Fring : les articles mis en vente ont été soigneusement sélectionnés parmi les pièces de qualité et sont en excellent état. Les boutiques proposent une large gamme de vêtements, chaussures, maroquinerie, accessoires, linge de maison pour l'homme, la femme et l'enfant. Le concept : de nouveaux articles sont mis en rayon tous les jours, des prix minis toute l'année avec des grandes marques. Les achats, chez Ding Fring sont mis à la portée de tous les ménages (même les plus modestes) et permettent de limiter l’impact environnemental.
Trouver les boutiques : www.dingfring.com



Export dont Relais Africains

Les vêtements en bon état non récupérés par les boutiques Ding Fring sont destinés à l’exportation. Le Relais a ouvert 3 antennes en Afrique (Burkina Faso, Sénégal et Madagascar), permettant de créer de l’emploi et des ressources dans ces pays partenaires tout en restant compétitif à l’export. Une « délocalisation positive », donnant lieu à de nombreux projets de développement et de création d'emplois (coopérative apicole, la seule production automobile au sud de l’Afrique, filière éthique de production de riz…).
Les Relais en Afrique : http://lerelais.org/aussi.php?page=developpement_en_afrique


Le "recyclage" :


Les chiffons d'essuyage
Destinés à de nombreux secteurs de l’industrie et de l’artisanat, les chiffons sont coupés en France dans les ateliers du Relais à partir de textiles propres et en coton. Soigneusement sélectionnés, les chiffons garantissent un maximum d’efficacité au moment de l’utilisation : mise au format et élimination de tous les boutons, fermetures, flocages, etc. De plus, la maîtrise et le contrôle qualité tout au long de la fabrication (sélection, tri, coupe, conditionnement) offrent un excellent rapport qualité/prix. Le Relais propose une gamme de chiffons blancs et couleurs adaptée à chaque application à destination des professionnels (garages, industries, imprimeries, etc.) pour des chiffons résistants, ultra-absorbants, économiques et non-pelucheux.
Face à la délocalisation de la coupe de chiffon dans les pays de l’Est et au Maghreb, Le Relais fait le pari de la relocalisation et de la création d’emplois en France.

L'isolant pour le bâtiment
De par sa volonté de trouver de nouveaux débouchés innovants pour réduire la part de déchets ultimes, en 2007, le Relais a lancé la gamme d’isolation thermique et acoustique Métisse®, conçue à partir de fibres textiles issues majoritairement de vêtements en coton (jeans et velours). Le cycle de fabrication est court et local. Une fois triés selon leur matière, les textiles non exploitables en l’état sont défibrés, puis industriellement transformés pour constituer des laines d’isolation performantes pour les bâtiments au Relais Métisse. Les matières sont d’abord mélangées, une nappe est constituée (hauteur, densité) puis elle est cuite pour assurer sa tenue mécanique. L’isolant est ensuite coupé et conditionné.

En quelques années, Le Relais avec Métisse® est devenu le leader européen de l’isolation en coton recyclé. De par ses fibres et sa fabrication de haute qualité, Métisse® possède de hautes performances pour une isolation saine, confortable et durable pour les projets en mur, toiture et combles perdus en construction comme en rénovation. La gamme de ces isolants de haute qualité offre une performance 3 en 1 (isolation contre le froid, la chaleur mais aussi le bruit avec des performances acoustiques exceptionnelles). La laine de coton constitue, par ses qualités intrinsèques, un produit particulièrement efficace en termes de durabilité, de performance et de confort. Une souplesse et une résilience garantissant une pose facile et sans irritation. L’achat de l’isolant Métisse (recyclable) permet une très faible empreinte écologique (85 % de fibres recyclées avec un cycle de fabrication court et local et une dimension sociale et solidaire : tous les bénéfices sont réinvestis dans la lutte contre l’exclusion).

Par ailleurs, porté par les performances acoustiques de l’isolant Métisse® en coton recyclé, Le Relais a développé la gamme [eko], le seul baffle écologique de correction acoustique du marché. Simple d’utilisation et proposant une performance unique avec une absorption jusqu’à 95% des sons, l’[eko] baffle diminue les nuisances sonores tout en mettant en valeur l’espace architectural d’un espace de vie.
En savoir plus : www.isolantmetisse.com

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